Partenariat entre le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et l’Association française en prototypage rapide (AFPR)

Denis Hardy, Président-directeur général du CRIQ et Georges Taillandier, Président de l’AFPR, ont procédé à la signature d’une entente de coopération internationale dans le domaine de l’impression 3D. A cette occasion, nous donnons la parole à M. Taillandier :

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Le président-directeur général du CRIQ, M. Denis Hardy et le président de l’AFPR, M. Georges Taillandier

Le prototypage rapide, de quoi s’agit-il ?

le prototypage rapide est une des nombreuses applications de la Fabrication Additive. Créée en 1992, l’AFPR a pris le nom de Prototypage Rapide car à cette époque seule cette application était opérationnelle.

Aujourd’hui, la fabrication additive permet grâce à de nombreuses technologies de fabriquer des pièces directement à partir d’un modèle numérique. Ceci trouve de très nombreuses applications dans des domaines aussi divers l’aéronautique et l’espace, l’automobile, la santé, le sport, le jouet, les équipements ménagers, l’énergie, etc...

Votre association vient de passer un accord de coopération avec le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ). Pouvez-vous nous en dévoiler les grandes lignes et les objectifs ?

L’objectif principal est de renforcer les coopérations entre le nos deux pays afin de favoriser des projets communs et dynamiser de manière conjointe le développement de la fabrication additive au sein de nos tissue industriels respectifs, mais également il va s’agir de promouvoir nos forces de recherche afin de leur donner pleinement les moyens de coopérer de manière efficace au service d’une innovation efficace.

L’impression 3D est une nouvelle filière technologique qui s’impose rapidement. Qu’est-ce que cette technique nous permettra de réaliser dans un avenir plus ou moins proche ?

L’impression 3D, autre appellation "grand public" de la fabrication additive, va permettre d’enrichir le panel des solutions technologiques accessibles à tous les niveaux de la société, des grands groupes aux PMEs, des centres techniques aux particuliers, avec une pénétration importante des structures d’enseignement. Ainsi, dans tous les domaines qui nécessitent de produire des objets et fonctions complexes, des produits diversifiés en petites séries, des produits en remplacement d’objets obsolètes, mais aussi d’effectuer des réparations de pièces ou d’outils, la fabrication additive est amenée à se développer et à toucher toutes les branches du tissu socio-économique. Pour cela et afin de bénéficier au mieux des avantages de ces technologies, il faudra repenser la conception des produits et de leurs matériaux, afin de pouvoir disposer d’objets avec la juste matière au juste endroit pour le juste besoin. Donc moins de matière consommée, moins d’énergie dépensée, donc des coûts qui seront également réduits.

Quels sont les atouts de la France dans ce domaine ?

La France est un des pays fondateurs de ces technologies. Le premier brevet a été déposé par un trio de français en 1984. L’AFPR a été une des toutes premières associations crées (dès 1992), membre fondateur du groupement international des association (GARPA). La France dispose aujourd’hui d’un potentiel technologique et scientifique de tout premier ordre. Elle dispose de sociétés dont la compétence est reconnues mondialement et de très nombreuses technologies sont présentes sur le sol français. La France a développé et développe des technologies nouvelles dans le domaine, même si la plupart d’être elles ont été rachetées par des sociétés étrangères. La France dispose également de talents en recherche, sur l’ensemble des composantes numériques et technologiques nécessaires à la maîtrise de l’ensemble de la filière technologique et numérique associée à la fabrication additive. La fabrication additive, technologie clef en France depuis la fin des années 1990, constitue donc un potentiel de progrès et de différentiation technologique et économique pour notre pays.

Dernière modification : 30/03/2016

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