Organisation de l’enseignement supérieur au Québec (2)

Deuxième volet consacré à la découverte de l’enseignement supérieur au Québec, consacré à l’organisation des études et enseignements dispensés.

JPEGMises à part HEC Montréal, l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’Ecole de Technologie Supérieure (ETS) et l’École polytechnique de Montréal, les universités québécoises sont pluri-sectorielles. Un établissement qui œuvre dans un seul secteur, tel celui de l’ingénierie, demeure d’orientations pluridisciplinaires. Les universités n’offrent pas toutes les mêmes formations, certaines étant plus spécialisées dans les sciences « dures », d’autres en sciences humaines ou juridiques. Seuls quatre établissements proposent une formation médicale : Université de Montréal, Université McGill, Université Laval, Université de Sherbrooke.

Disciplines

La répartition du nombre de diplômés, baccalauréats, maîtrises et doctorats réunis, en fonction du domaine d’étude et le sexe des titulaires est représentée ci-après (en %). Ces pourcentages, issus des données 2009 (les plus récentes), restent globalement stables :

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Conditions d’accès

Pour pouvoir entrer dans le premier cycle de l’université, il est nécessaire d’être détenteur d’un diplôme d’études collégiales qui s’obtient après deux ans de cours à temps complet au collège, équivalents à la 1ère et à la terminale des lycées français (ceux de Montréal comportent des suppléments québécois). Les accords franco-québécois permettent à un étudiant français titulaire d’un baccalauréat de série générale ou spécialisée d’intégrer l’université québécoise. Cependant, l’acceptation de la demande se fait après l’étude du dossier, notamment dans quelques formations contingentées : droit, médecine, ingénierie, etc. Chaque université reste totalement maîtresse des équivalences accordées.

Année universitaire

Elle est divisée en trois trimestres dont les trimestres d’automne et d’hiver sont les trimestres réguliers comptant chacun 15 semaines d’études. Le trimestre d’été, quant à lui, permet aussi de suivre des cours mais le choix est moindre. Il arrive, en outre, que des universités proposent des cours accélérés qui couvrent, en deux fois moins de temps, un cours d’un trimestre régulier.

Diplômes délivrés

Le Baccalauréat sanctionne la fin du premier cycle. Il équivaut à une licence française et s’obtient après une période de trois ans d’études à temps complet, sauf pour l’ingénierie où la durée est de 4 ans. Le baccalauréat peut être général, spécialisé ou être composé d’une majeure et d’une mineure ; il peut préparer au marché du travail ou encore à un 2ème cycle d’études.

La Maîtrise est le diplôme sanctionnant le deuxième cycle d’études et requiert 2 ans d’études à temps complet après le baccalauréat. Elle équivaut au master français. Suivant les accords franco-québécois (accord cadre franco-québécois sur la Reconnaissance et la Validation des Etudes, signé le 20 février 1996), les étudiants français titulaires d’une licence peuvent avoir accès aux programmes de maîtrise québécoise à l’exception de certains cours de mise à niveau désignés au cas par cas.

Le Doctorat ou PhD représente le diplôme concluant le troisième cycle d’études universitaire et équivaut à un doctorat français. Il requiert en général 4 à 5 ans d’études, dont au moins une année de cours sanctionnée par un examen de synthèse, et valide les résultats d’une recherche qui doit être originale et d’un apport intéressant. Il existe des programmes de doctorat à caractère professionnel dont l’objectif est l’acquisition de plus hautes compétences dans une activité professionnelle ; ce genre de doctorats comporte des cours, des activités de recherche ainsi que des stages donnant lieu à des rapports.

Frais d’inscription (Tous les montants indiqués sont en dollars canadiens)

Les frais d’inscription à l’université ont été gelés de 1994 à 2007. Jusqu’à l’année universitaire 2006-2007, les frais d’inscription pour un étudiant québécois ont été de 55,61 $ par crédit, un trimestre comptant habituellement 15 crédits, une année d’études complète 30 crédits, la moyenne des droits d’inscription d’un étudiant québécois à temps plein au Québec était d’environ 1 668 $, soit près de 3 fois moins qu’en Ontario (4 960 $). Depuis 2007 à 2012, les droits d’inscription ont augmenté de 50 $ par trimestre. A l’automne 2011, les droits de scolarité s’élevaient à 2168 $.

Grâce aux accords conclus en 1978, un étudiant français paie les mêmes droits qu’un étudiant québécois

Dernière modification : 29/01/2013

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