Organisation de l’enseignement supérieur au Québec

Nous vous proposons de découvrir le système d’enseignement supérieur au Québec, d’approfondir vos connaissances et de mesurer la coopération franco-québécoise dans ce domaine à travers une série de présentations dont nous publions le premier volet aujourd’hui : l’organisation de l’enseignement supérieur au Québec.

Les suivants, dans les prochaines semaines, concerneront :

- L’organisation des études et enseignements dispensés ;
- La coopération existante entre les établissements d’enseignement supérieur québécois et français ;
- Les principales ententes institutionnelles franco-québécoises ;
- Les principaux atouts du système d’enseignement supérieur et les orientations de la coopération universitaire franco-québécoise.

Au Canada, l’éducation est un des domaines de compétence exclusif des provinces. Au Québec, la « tutelle » de l’éducation est assurée par le gouvernement provincial. Depuis septembre 2012, l’enseignement scolaire est de la compétence du Ministère de l’Education MELS mais les enseignements supérieur et collégial sont sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST).

L’enseignement supérieur se décompose en deux réseaux : l’enseignement collégial, spécificité du Québec, et l’enseignement universitaire :

L’enseignement collégial comporte deux programmes, le programme pré-universitaire d’une durée de deux ans, conduisant au DEC (diplôme d’études collégiales), et le programme professionnel technique, d’une durée de 3 ans. Cette dernière formation vise principalement l’accès au marché du travail, mais permet aussi d’accéder à l’enseignement universitaire dans certaines disciplines.

Deux statuts distincts s’appliquent aux dix-huit universités québécoises :

  • l’Université du Québec, ses six constituantes à vocation générale et ses trois écoles et instituts sont de droit public ;
  • une loi constitutive ou une charte régissant les huit autres universités leur confèrent certaines prérogatives de droit privé.

En revanche, l’ensemble de ces universités bénéficie d’un soutien financier du MESRST, ce qui leur confère un statut d’« organismes publics » soumis à des contrôles a posteriori.

Organisation de l’enseignement universitaire

L’enseignement universitaire se divise en trois cycles d’études : le premier cycle conduit notamment à l’obtention d’un baccalauréat, après trois ou quatre ans, selon les domaines d’études. Le deuxième cycle d’une durée de deux ans mène à l’obtention de la maîtrise, et le troisième cycle, habituellement de trois ou quatre ans, à l’obtention du doctorat.

Les taux d’obtention d’un diplôme universitaire du Québec comptent parmi les plus élevés de tous les pays industrialisés.

Le système québécois comprend 10 établissements universitaires habilités à délivrer des grades, ainsi que leurs écoles affiliées et leurs universités constituantes, ce qui porte à 18 le nombre total d’établissements reconnus par le gouvernement ; la TELUQ (enseignement à distance) est rattachée à l’UQAM depuis mai 2005. Seules trois universités sont anglophones (McGill, Concordia et Bishop).

En 2011, 285 208 personnes étaient inscrites dans les universités québécoises : 195 237 à temps plein et 89 971 à temps partiel. Pour une troisième année consécutive, les universités connaissent une hausse du nombre total de leurs inscriptions (3,8 % en 2009, 3,7 % en 2010 et 2,7 % en 2011).

A noter, la hausse importante du nombre d’étudiants étrangers. Ils étaient 28011 à l’automne 2011, soit une augmentation de 7,5 % comparativement à l’automne 2010, ce qui représente 9,8 % de la population étudiante.

Répartition des étudiants à l’automne 2011 :

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Dernière modification : 29/01/2013

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