Montréal accueille le Ballet de l’Opéra national de Paris

Le Ballet de l’Opéra national de Paris va donner cinq représentations de « Paquita » Salle Wilfrid-Pelletier du 16 au 19 octobre prochain. Nous laissons la parole à Alain Dancyger, Directeur général des Grands Ballets Canadiens de Montréal, l’un des principaux promoteurs et organisateurs de cet événement exceptionnel.

JPEGQuelle est l’importance de cet événement dans votre programmation artistique ?

Indéniablement, la présentation par Les Grands Ballets du BOP constitue l’Événement de l’année et l’un de nos plus ambitieux projets de notre histoire en matière de diffusion ! Depuis nos activités de diffusion initiées en 1997, Les GBCM ont présenté quelque 28 compagnies de calibre international, culminant ainsi avec cet événement à ne pas manquer, surtout que la dernière venue à Montréal du BOP remonte à ... 1967 !

Déplacer la troupe de l’Opéra de Paris est une véritable entreprise. Pouvez-vous nous en donner une illustration ?

C’est l’une des compagnies les plus imposantes en tournée ! 130 personnes en tournée, dont : 83 danseurs, 25 techniciens, 22 membres de l’artistique.

C’est aussi 1430 nuits d’hôtel, 130 allers-retours Paris-Montréal, 353 costumes, 80 paires de bottes, 41 tutus, 400 paires de pointes utilisées en 5 représentations, 70 musiciens de l’Orchestre des Grands Ballets.

Sans oublier les 3 containers de décors !!!!!!

Un mot sur Paquita, œuvre originale de Joseph Mazilier ?

Paquita est considéré comme la quintessence du ballet classique français. Créé en 1846, c’est l’une des grandes pièces de notre anthologie, reconnue pour ses prouesses techniques et ses somptueux décors et costumes.

Tombée dans l’oubli pendant des décennies, cette grande œuvre a été remontée en 2001 par Pierre Lacotte à la demande du BOP. Avec ses 353 costumes et 83 danseurs, Paquita a été présentée sur tous les continents, sauf en Amérique du Nord !

Les Grands Ballets Canadiens contribuent de manière incontestable au rayonnement international de Montréal dans le domaine de la danse. Quels sont les moyens que vous mettez en œuvre pour atteindre ce niveau d’excellence ?

Les Grands Ballets sont reconnus comme l’une des compagnies de ballet les plus innovantes et créatives, fortement engagés dans le développement du ballet d’aujourd’hui. Notre engagement envers l’excellence est aussi marqué, s’appuyant sur des danseurs de haut calibre et des productions léchées. Cette emphase sur la qualité et l’unicité de notre répertoire expliquent le très grand succès que notre compagnie connaît ici et sur la scène internationale.

JPEGOriginaire de Limoges, France, Alain Dancyger effectue des études de violon à la Guildhall School of Music and Drama de Londres de 1977 à 1978. Il part ensuite préparer une maîtrise en musique avec Maîtres Ivan Galamian et Dorothy DeLay à la réputée Juilliard School de New York, d’où il sort diplômé en 1984. Il obtient également une maîtrise en administration des affaires de l’E.S.S.E.C. (l’École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales) de Paris en 1987.

Avant de se joindre aux Grands Ballets Canadiens de Montréal en 1996, Alain Dancyger a été membre fondateur des formations musicales duo Viri et trio Iris. Avec les Jeunesses musicales de Yougoslavie, il a effectué différentes tournées à travers la Yougoslavie, la France, la Belgique et les États-Unis. Il a également pris part à de nombreux festivals d’été et s’est produit au Capitol Hill de Washington.

Par ailleurs, Alain Dancyger a occupé différents postes de direction en gestion et en marketing à Paris puis à New York. En 1987 et 1988, il est consultant interne pour la Société Nationale des Chemins de Fer Français (S.N.C.F) à Paris et, de 1988 à 1991, il est invité par la compagnie Frenchrail, filiale de la S.N.C.F., à créer les départements de vente et du marketing à New York pour le marché nord-américain. Finalement en 1991, il s’installe au Québec où il assume la fonction de directeur adjoint du Centre des arts Saidye Bronfman. Il en est promu directeur en 1993 et occupera ce poste jusqu’en août 1996, où il est nommé Directeur général des Grands Ballets Canadiens de Montréal, titre qu’il occupe à ce jour.

Grâce à son expertise en marketing, financement et gestion des arts, Alain Dancyger contribue à soutenir et enrichir la vision stratégique des Grands Ballets Canadiens de Montréal, et à développer la vitalité du secteur artistique. Ses nombreuses implications au sein du milieu l’ont amené à siéger notamment au conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse, au conseil consultatif du DIA/DSA de l’Université Concordia à Montréal, au Sommet Canadien des Arts, au « Comité des sages » du Centre commémoratif de l’holocauste de Montréal, au Comité de représentation de l’Assemblée Canadienne de la Danse, ainsi qu’à présider le conseil permanent des compagnies de ballet de cette même assemblée (2009-2012). Il est aussi intervenant régulier dans le cadre du programme de gestion des arts à l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal.

Dernière modification : 30/03/2016

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