Le projet d’expatriation

Un projet d’expatriation au Québec se prépare au moins sur deux ans compte tenu des délais d’instruction des demandes par les autorités québécoises. Ce délai doit être mis à profit pour :

- constituer un capital financier permettant de vivre à Montréal 6 mois, délai moyen pour l’obtention du premier emploi. L’immigrant reçu est en effet autorisé à séjourner et travailler mais il doit trouver son emploi. Or, la situation de l’emploi est très fluctuante. Elle peut, selon les secteurs, avoir considérablement évolué entre le début de la procédure d’immigration et l’arrivée au Québec (le cas du secteur informatique aujourd’hui en crise). Le taux de chômage dans la région de Montréal peut aussi connaître de rapides variations (il se situe en moyenne à 9,6 % mais est plus élevé parmi les immigrants : 11,7 % et 20,5 % parmi les immigrants récents. Source : article du quotidien " La Presse " du 10/12/2003). Par ailleurs, les familles arrivantes doivent prendre en considération le coût de la scolarité dans le système scolaire français à Montréal (collèges privés Marie-de-France et Stanislas dont les programmes sont reconnus par le Ministère de l’Education Nationale).

- obtenir des renseignements précis sur les possibilités d’emploi et l’évolution prévisible du marché dans votre domaine d’activité. Vous devez porter une attention particulière à la question de la reconnaissance de vos diplômes et à celle de l’existence éventuelle d’un ordre professionnel régissant votre activité et, le cas échéant, vous documenter sur les conditions d’accès à cet ordre (le gouvernement québécois a créé un service d’information sur les professions réglementées, au nombre de 45 : voir site du MRCI). Cette recherche sur la reconnaissance de vos diplômes et la possibilité d’exercer effectivement votre profession est essentielle. Beaucoup d’immigrants de toutes nationalités évoquent souvent des difficultés liées à ces questions ainsi que le fait que le premier emploi au Québec corresponde rarement au niveau de responsabilités ou de rémunération du dernier emploi dans le pays d’origine.

- acquérir ou perfectionner la pratique de la langue anglaise. En effet, une excellente connaissance de l’anglais parlé et écrit est un facteur d’embauche déterminant, Montréal étant une ville bilingue et les entreprises québécoises commerçant en effet avec le reste du Canada (anglophone) et avec les Etats-Unis.

- se documenter sur les différences socio-culturelles qui distinguent la France et le Québec. Elles sont importantes et ont une incidence notable sur tous les aspects de la vie professionnelle et de la vie sociale. En venant au Québec, soyez conscient que vous faites le choix de vous installer dans une région qui, certes, nous est proche sur le plan linguistique mais qui est aussi, sur le plan des usages et des mentalités, très différente de ce que vous connaissez. Ne sous-estimez pas l’effort d’adaptation qui vous sera nécessaire. Enfin, n’oubliez pas que l’hiver est une dimension importante de la vie québécoise (il dure 6 mois).

- prévoir un voyage de découverte des réalités québécoises avant d’entreprendre la procédure d’immigration (liée à un emploi). Il peut être mis à profit pour entrer en contact avec les associations françaises de Montréal (notamment Objectif Québec) et surtout avec l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) et la Clé pour l’Intégration au Travail des IMmigrants (C.I.T.IM). Ces organismes assistent les ressortissants français, titulaires d’un visa de résident permanent au Canada, dans leurs recherches d’emploi et tiennent des réunions d’informations pour les personnes en voyage de prospection :

OFII
1550, rue Metcalfe
Les Cours Mont-Royal
bureau 505
Montréal (Qc) H3A 1X6
GIF (514) 987-1756
GIF (514) 987-1611
GIF montreal@ofiicanada.ca

CITIM
Clef pour l’Intégration au Travail des IMmigrants
1595, Rue Saint Hubert #300
Montréal, (Qc) H3L 3Z1

GIF (514) 987 1759
GIF (514) 987 9989
GIF www.citim.org

Un premier séjour à titre temporaire en tant qu’étudiant ou dans le cadre d’un visa vacances-travail ou encore dans le cadre d’un visa " fermé " (lié à un emploi) est également à recommander. 30 % des Français résidents permanents de ces dernières années ont eu l’expérience d’un premier séjour au Québec avant leur immigration définitive. Cette première expérience semble de nature à éviter bien des surprises ou déconvenues.

Un dernier conseil concernant le logement : les contrats de location sont en règle générale signés le 1er juillet. Il est donc vivement recommandé de venir, si possible, à Montréal en mars ou avril pour trouver un logement dont la location prendra effet le 1er juillet d’autant que Montréal connaît actuellement une pénurie de logements à loyer modéré.

Dernière modification : 22/09/2015

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