Le fil entre tradition et innovation

Entreprise française présente sur le marché québécois depuis 1976, Bergère de France nous ouvre ses portes et son directeur, Vincent Glorion, témoigne.

La rubrique "Economie et Entreprise" est ouverte à toutes celles et ceux, entrepreneurs, dirigeants de société ou représentants d’intérêts économiques et commerciaux en lien avec la France qui souhaitent s’y exprimer et apporter leur témoignage. Merci de prendre contact avec Christophe Arnaud (christophe.arnaud@diplomatie.gouv.fr) pour faire part de votre projet

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Son nom évoque une certaine tradition mais votre société a néanmoins les deux pieds dans la modernité. Quel est votre modèle de fabrication permettant ainsi d’associer savoir-faire et innovation ?

Notre modèle de fabrication est unique dans l’industrie de la filature, le maitre mot est intégration, contrôle qualité, investissement et créativité. Près de 100% de ce que nous mettons en marché, est fabriqué, dans notre usine à Bar-le-Duc, plus de 70 années d’expérience, et un renouvellement constant de notre outil de fabrication, nous placent au tout premier rang de l’innovation qu’elle soit produit, marketing, fabrication ou logistique.

Nous ajoutons aujourd’hui un critère important aux yeux de nos clientes : c’est celui de la responsabilité environnementale et du développement durable. Fils recyclés, récupération d’énergie, filière d’approvisionnement 100% française, sont autant d’initiatives qui font de Bergère de France une entreprise de tradition, de savoir faire, les yeux tournés vers l’innovation technique et la modernité.

Votre réseau de distribution s’étend au Québec et au Canada. Sous quelle forme l’avez-vous développé et quel est le profil de votre clientèle ?

Traditionnellement, nous avons pour principe de maitriser les échelons de distribution jusqu’au consommateur final. En France, nous sommes les premiers en 1946 à concevoir un modèle d’affaires de vente par correspondance grâce à un catalogue distribué sur l’ensemble du pays, dans les foyers de tricoteuses.

Ce même modèle a été mis en place au Québec en 1976, avec d’autant plus de succès que les distances ici sont très grandes, et l’accès aux boutiques pas toujours facile en raison du climat et de la rigueur de l’hiver.

Rapidement l’attrait de la marque a suscité un développement à travers un réseau de boutiques (merceries ou boutiques de laine) dont certaines en France sont 100% Bergère de France.

Nous avons entrepris cette même démarche au Québec en 2007 et actuellement nos fils, magazines et accessoires sont disponibles dans près de 50 boutiques de laine sur l’ensemble de la province, et plus de 60 boutiques sur l’ensemble du Canada.

Depuis trois ans, nous avons aussi lancé un site internet transactionnel, qui aujourd’hui est en même temps un outil moderne de distribution et un générateur important de nouvelles clientes : la génération des tricoteuses ludiques qui donne tout son sens au terme « loisirs créatifs ».

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Bergère de France est une structure familiale qui file du coton et de la laine depuis 1946. Au moment où les autorités françaises entreprennent une réflexion sur l’accompagnement de nos entreprises à la conquête de nouveaux marchés, quel est le retour d’expérience que vous pouvez nous faire partager ?

Au rang de l’exemplarité du succès du Made in France sur les marchés étrangers, nous sommes effectivement très représentatifs de ce que les autorités industrielles et économiques veulent mettre en avant. A cet égard, Monsieur l’Ambassadeur Zeller a donné tout son sens au terme « diplomatie économique » en nous ayant fait l’honneur d’une de ses premières visites d’entreprises. Votre tribune est aussi la preuve que les ETI peuvent avoir droit de cité au même titre que les multinationales.

La notion d’accompagnement reste cependant encore un peu théorique, peut être en raison de notre taille et notre secteur d’activité : le loisir créatif, qui nous fait plutôt passer sous le radar des différents dispositifs proposés aux entreprises. Par exemple, nous avons toutes les peines du monde à trouver un terrain de collaboration avec la COFACE.

Ceci étant, notre expérience de développement sur le marché canadien nous permet d’identifier certaines clés de réussite :

  • Mettre en avant l’excellence du service pour rejoindre un niveau d’exigence très élevé chez nos clientes,
  • Dépasser l’illusion de la langue qui nous est commune, pour comprendre que nous sommes dans un vrai contexte de marché américain, le plus concurrentiel du monde,
  • Offrir à nos clientes des conditions d’achats très attrayantes, éviter de mettre en avant notre vision quelquefois poétique des affaires pour privilégier pragmatisme et réalisme.

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« Faire du tricot », pour reprendre une expression française, a connu un regain d’intérêt ces dernières années. Au delà de la recherche de la qualité et de l’individualité, elle est devenue un passe-temps de plus en plus prisé. Quel conseil pouvez-vous donner à celles et ceux qui souhaitent apprendre ?

La pratique du tricot est accessible à tous sans distinction d’âge ou de sexe, ce n’est plus une activité utilitaire mais plutôt un divertissement créatif que certains osent appeler le « yoga du cerveau ».

Facile d’accès, tendance, générateur de liens sociaux, le tricot rassemble beaucoup de passionnés, son apprentissage est grandement facilité par de nombreux ouvrages, livres et magazines et une foule de modèles, qui pourraient sans problème figurer dans nos meilleurs magazines de mode. Nombreuses sont les méthodes facilement dispensées dans des cours de tricot, souvent offerts dans les boutiques et même de plus en plus en ligne.

Patience, concentration, détente sont les qualités utiles pour apprécier cette pratique qui revient aussi de plus en plus au programme éducatif des écoles. Les jeunes enfants peuvent ainsi développer leur aptitude au calcul mental, à soutenir leur attention et à mener au bout des projets, avec la satisfaction d’un accomplissement individuel. Autant de qualités que leurs chers parents recherchent à tout prix à leur inculquer en luttant contre les handicaps de la culture du zapping, de l’inconstance et du renfermement sur soi’

Coordonnées :

Vincent Glorion

Directeur

Tel : 450 655 3333

vglorion@bergeredefrance.us

www.bergeredefrance.com

www.bergeredefrance.ca

Dernière modification : 05/12/2012

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